Spécialisation – bonheur au travail

Spécialisation – bonheur au travail

Temps de lecture : 9 minutes

Si vous n’avez pas fait les modules 1, 2 et 3 sur le bonheur et ses 3 leviers, je vous encourage à les faire avant ce module de spécialisation. Deux raisons à cela. D’abord, ce module est une simple adaptation au contexte du travail de ce que nous avons vu pour le bonheur. En le lisant, vous aurez à la fois des connaissances sur le bonheur au travail, mais aussi une répétition pédagogique des éléments essentiels présentés dans les 3 modules de formation sur le bonheur. Ensuite, je ne réexplique pas les concepts vus dans la formation sur le bonheur.

Définir le bonheur au travail

Pour être plus heureux – ou moins malheureux – au travail, il faut d’abord avoir une définition simple, claire et pertinente de ce qu’est le bonheur au travail.

Le bonheur au travail est le bonheur… dans le contexte du travail. Le bonheur au travail peut donc être défini comme satisfaction de vie au travail. Plus nous sommes satisfaits de notre vie au travail, plus nous sommes heureux au travail. Plus nous sommes insatisfaits de notre vie au travail, plus nous sommes malheureux au travail.

La satisfaction de vie au travail est une satisfaction durable. Nous pouvons avoir de mauvaises journées de travail, de mauvaises semaines de travail, mais si nous restons satisfaits de notre vie au travail, alors nous sommes heureux au travail. Inversement, si nous avons une bonne journée de travail ou une bonne semaine de travail, mais que nous sommes insatisfaits de notre vie au travail, alors nous sommes malheureux au travail.

La satisfaction de vie au travail est une satisfaction au niveau de la vie au travail dans son ensemble. Nous pouvons être insatisfaits dans un domaine de notre vie au travail et être globalement satisfaits de notre vie au travail. Cependant, devenir satisfait dans le domaine où nous sommes insatisfaits peut nous permettre d’être plus satisfaits de notre vie au travail, plus heureux travail.

Les 3 leviers du bonheur au travail

Comment faire pour être plus satisfait de notre vie au travail ? Pour l’apprécier davantage ? Pour l’aimer plus ?

Les 3 leviers du bonheur au travail sont

  • Les émotions au travail
  • La différence entre la vie au travail que l’on a et celle que l’on aimerait avoir (que l’on appelle aussi contentement vis-à-vis du travail)
  • Les sensations au travail

Ces 3 leviers sont les 3 sources d’informations de notre cerveau lorsque celui-ci évalue à quel point nous sommes heureux au travail.

Le fait qu’il n’y ait que 3 leviers est important, car il nous est plus facile d’agir quand nous nous donnons peu de leviers sur lesquels agir. Cela nous permet de dépenser moins d’énergie pour de meilleurs résultats. C’est important aussi pour les entreprises et autres organisations, car les managers savent qu’il y a trois leviers, et trois seulement, sur lesquels ils peuvent agir pour que les employés soient plus heureux au travail.

Levier 1 : les émotions au travail

Le levier généralement le plus important, c’est les émotions au travail. Pour être plus heureux au travail, il convient d’y vivre plus d’émotions positives, moins d’émotions négatives et/ou d’être mieux préparé à vivre des émotions négatives.

Il est plus difficile dans le contexte de travail de vivre davantage d’émotions positives comme de réduire les émotions négatives. Cela est dû aux contraintes que crée le travail.

Pour vivre davantage d’émotions positives au travail, il y a trois possibilités : construire des situations qui génèrent en nous plus d’émotions positives, favoriser des relations humaines qui nous apportent plus d’émotions positives, augmenter les pensées et les comportements qui favorisent le fait que nous vivions plus d’émotions positives.

Pour vivre moins d’émotions négatives, il y a trois possibilités également : vivre moins de situations qui génèrent en nous des émotions négatives, diminuer les relations humaines qui nous apportent plus d’émotions négatives, réduire les pensées et les comportements qui favorisent le fait que nous vivions plus d’émotions négatives. Dans tous les cas, il s’agit de créer les conditions d’un évitement. Cet évitement peut aller jusqu’à changer de travail.

Lorsque les émotions négatives se produisent, il est possible d’y être mieux préparé. Un premier moyen pour réduire l’influence d’émotions négatives sur nous-mêmes est le recadrage cognitif. Un autre moyen pour réduire l’influence des émotions négatives est l’utilisation de l’adaptation hédonique.  Le moyen le plus profond pour réduire l’influence des émotions négatives au travail sur nous-mêmes est le développement d’une culture de l’acceptation des émotions négatives.

Levier 2 : la différence entre la vie au travail que nous avons et celle que nous aimerions avoir

L’autre levier important, c’est le contentement vis-à-vis du travail, c’est-à-dire la différence entre la vie au travail que nous avons et la vie au travail que nous aimerions avoir. Plus la distance est faible, plus le contentement vis-à-vis du travail est fort, ce qui favorise le bonheur au travail.

Pour augmenter notre contentement vis-à-vis du travail, il convient soit d’améliorer notre vie au travail en direction de la vie que nous souhaitons, soit de réduire nos attentes par rapport à notre vie au travail.

La vie au travail idéale que nous pouvons nous imaginer peut se révéler moins satisfaisante que ce que nous pensions avant de l’atteindre. C’est pourquoi, outre le fait de savoir ce que serait une vie au travail idéale pour nous, il est important de nous demander à nous-mêmes si l’idéal que nous imaginons est réellement idéal. Est-ce que la vie au travail que nous imaginons nous procurerait beaucoup d’émotions positives au quotidien ? Est-ce que cette vie au travail est en accord avec ce qui est important pour nous ? Pourquoi voulons-nous cette vie au travail ? Qu’est-ce qu’elle nous apporte en plus ?

Nous pouvons avoir une vie au travail idéale en tête et que cette vie au travail soit impossible à atteindre ou alors avec des efforts tels que nous passerions notre vie à l’atteindre. Si notre vie au travail idéale est impossible à atteindre ou si les étapes sont trop compliquées ou trop aléatoires, alors il peut être bienveillant par rapport à nous-mêmes de réduire les attentes et ainsi d’être plus heureux au travail plus rapidement.

Levier 3 : les sensations au travail

Les sensations physiques au travail sont toutes les informations physiques que notre corps nous apporte lorsque nous travaillons ou que nous sommes sur notre lieu de travail. Les sensations peuvent être agréables, neutres ou désagréables.

La tertiarisation des économies dans les pays riches s’est accompagnée d’une réduction de l’importance des sensations dans la satisfaction de vie au travail. À moins notamment de travailler dehors, dans des ambiances bruyantes ou dans des tâches répétitives, il est probable que vous fassiez peu l’expérience de sensations négatives au travail. À des fins de productivité, les bureaux sont généralement chauffés et climatisés. Mais dans certains métiers, les sensations au travail sont importantes dans la satisfaction de vie au travail.

Je ne propose pas de feuille de route personnalisable sur le bonheur au travail. À partir du moment où vous avez fait la formation sur le bonheur, utilisé la feuille de route sur le bonheur et fait la formation sur le bonheur au travail, vous pouvez facilement adapter la feuille de route sur le bonheur au bonheur au travail.